Le Gouverneur d’Antipodia

Découvertes

ISBN: 978-2-84263-688-3

Genre: Aventures

Date de parution: 04/01/2012

Nombre de pages: 192

Couverture : Le Dilettante

Prix: 15€

Exemplaire du tirage de tête: 60€

Le Gouverneur d’Antipodia

Découvertes

Jean-Luc Coatalem signe ici son plus beau roman dans le récit tendu d’une étonnante robinsonnade de notre époque, à mi-chemin entre Jules Verne et Stephen King.

Résumé :

Jean-Luc Coatalem, tous ses livres en témoignent, est du club de ceux qui aiment à "tâter de la rondeur" de la planète. Il aime également à goûter les retombées poétiques de l’élan voyageur: étiquettes jaunies et guêtres en cuir de buffle, lunettes de visée et ombrelles de lin, boussoles de cuivre et carabines allemandes, toute la brocante de l’errance aventureuse. Ce goût tout à la fois poétique et forcené s’incarne cependant dans des figures rares. Tel celui qui nous parle debout sur la grève d’Antipodia, parcelle antarctique, "une île perdue, cernée de vagues puissantes, devant, derrière, partout", François Lejodic, mécanicien et amoureux déçu. Depuis il fait fonction de vigie de la République tricolore sur cette miette granitique, poncée par la marée, abrasée par les vents, piquetée de chèvres voraces. Lui sert de compagnon et de supérieur un rejeton des Paulmier de Franville, famille amirale, diplomate en disgrâce qui vit l’endroit comme une Sainte-Hélène à la nudité vertigineuse : "En mon royaume vide, comptable des nuages, prince des nuées, je suis le négus du Grand Rien." Chacun arbitre son quotidien à sa façon: songes érotiques et maintenance du matériel, rêves de pouvoir et taquineries érudites. Une revue d’inspection épicée d’une foulure au pied, la visite à une base météo, l’arrachage d’une molaire prennent stature de dates majeures. Puis le temps joue son rôle d’acide, attaque, délite, excite : la rêverie tourne à l’obsession, le songe exotique à la vision homicide, les tensions s’exacerbent, les violences surgissent entre Antipodiens, un délire épais que rien ne parvient à réduire.

On en parle :

Alexis Jenni, Goncourt 2011 et membre du jury du 20e Prix d’Asnières, au sujet du roman lauréat," Le Gouverneur d’Antipodia "de Jean-Luc Coatelem.
" Une magnifique robinsonnade poétique et burlesque, des personnages banals qui tournent à l’excentricité puis à la grande folie dans un décor théâtral par nature, les îles australe, désertes et ventées. Et tout ça tenu à bout de bras, de bout en bout par une langue ferme, vive, colorée, assez puissante pour faire exister ce scénario impossible, qui à partir de quelques bricoles parvient à générer un souffle épique qui ne faiblit pas, s’amplifie même.
Tout à la foi tour de force littéraire, mise en scène d’une géographie nouvelle et lecture réjouissante : j’applaudis ! "


Qu’est-ce qu’une robinsonnade

Chez Coatalem, la robinsonnade n’est pas une allégorie civilisationelle. L’inconsolable Coatalem est trop désespéré pour forcer ses héros à reconstruire un monde. Antipodia ne sera pas un terrain d’expérimentation mais un huis clos strinbergien. Il dynamite le mythe de l’île considérée comme laboratoire d’une nouvelle société. Antipodia, c’est l’anti-Robinson. Chacun des personnages possède les attributs des héros de Defoe mais agit en inversé.  Antipodia est un asile désert et Coatalem se situe sur la carte de la littérature édificatrice à l’exact antipode de Defoe. A la fin du roman, dont l’issue fatale est cinématographique, un intrus s’invite et l’on se rappelle qu’enfermement commence par "enfer". Dans une robinsonnade de bon ton, l’homme occidental manifeste sa grandeur sur le récif où il a échoué. Les quelques sauvages qui prospèrent dans les parages profitent de la providentielle présence du naufragé pour sauver leurs âmes. Defoe aurait certainement désavoué le roman de Coatalem où le Robinson déroge à sa charge, où le Vendredi s’entretient dans d’irrécupérables penchants. La mission civilisatrice y perd. Pas la littérature!
Sylvain Tesson, Le Figaro Magazine, 17-23 mars 2012

Le Dilettante est une jolie maison qui révèle régulièrement de belles pépites, comme ce petit bijou de Jean-Luc Coatalem, efficace de la première à la dernière ligne, porté par un souffle impeccablement maîtrisé.
Hervé Bertho,
Ouest-France, 27 février 2011
 

Une île, entre la Tasmanie et les Kerguelen. Deux hommes, un face-à-face. Brillant.
Jean-Michel Barrault, Lire, publié le 02/03/2012

Jean-Luc Coatalem, la possibilité d’une île
Coatalem fait partie de la famille de nos grands écrivains méconnus. Cela fait pourtant plus de vingt ans qu’à travers romans, récits ou nouvelles, il construit une œuvre pleine de fantaisie et de douce mélancolie sur fond d’horizons lointains.(…) Si les motifs rassemblés dans Le Gouverneur d’Antipodia, qui rappellent aussi bien Robinson Crusoé que Le Désert des Tartares, ne sont pas inédits, Coatalem les revisite à sa manière : altière et mordante. L’absurde s’invite dans cette sorte de fable métaphysique qui s’achève dans un jeu de massacre désolant et réjouissant. Chez Coatalem, on croit pouvoir fuir, s’échapper, trouver enfin des latitudes plus accueillantes. Peine perdue. “L’humanité, quelle farce”, s’exclame le Gouverneur. Cela aurait pu être aussi le titre de ce roman drolatique et noir.
Christian Authier, L’Opinion indépendante, 24 février 2012

Rencontre: L’île, une machine à textes. Jean-Luc Coatalem se situe parmi ces écrivains qui ont une capacité à se rapporter au réel en écrivant des histoires fortes.
Mauritius 20 février 2012

Jean-Luc Coatalem invité de Philippe Vallet dans" Le livre du jour "sur France Info le dimanche 19 février 2012 :" Un livre d’aventures, brillant et angoissant, doublé d’une réflexion métaphysique" . 
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Le livre coup de cœur de Christophe Ono-Dit-Bio du  "Point  "dans le zoom culture sur France Info le 16 février 2012
Un livre hivernal qui vous griffe la joue. Antipodia n’existe pas. Une île sortie de l’imagination de Jean-Luc Coatalem, l’un de nos meilleurs écrivains-voyageurs. Après avoir pisté Gauguin, Coatalem est parti en mission au Paraguay. Puis à Buenos Aires en Argentine. Et aujourd’hui, c’est dans le froid que l’écrivain a choisi de s’exiler. Sur l’île d’Antipodia.

Lost in Antipodia

En une centaine de pages aussi hilarantes qu’inquiétantes, Jean-Luc Coatalem nous donne un bel aperçu des oeuvres qu’auraient pu écrire un Jules Verne sous LSD ou un Samuel Beckett qui aurait visionné la série "Lost". Son étonnante robinsonnade finit par prendre la puissance d’une fable métaphysique. La morale ? II ne faut pas grand chose pour que, face à l’océan du "Grand Rien", ces îlots dérisoires que sont nos vies basculent dans la folie.

Thomas Mahler, Le Point, 16 fevrier 2012

Jean-Luc Coatalem invité de Bernard Lehut dans l’émission Les Livres ont la parole "sur RTL le 12 février 2012 pour discuter de son nouveau roman:" Le Gouverneur d’Antipodia" .
Imaginez l’histoire de Robinson revu par Stephen King, le maître du suspens et de l’effroi, et vous aurez une idée assez juste de ce court roman qu’on avale d’un trait comme un alcool fort (…) Antagonisme entre instinct et raison, état sauvage et civilisation, ce roman bascule dans un thriller aussi implacable que les tempêtes et les déferlantes des îles australes" . 
Pour écouter l’émission, cliquez ICI

Le Gouverneur d’Antipodia "de Jean-Luc Coatalem à l’honneur dans l’émission de Bernard Poirette" C’est à lire "le 4 février 2012 sur RTL
Jean-Luc Coatalem, grand amoureux des terres inaccessibles a écrit un somptueux et court roman, entre Robinson Crusoé et Shining: un exercice très difficile mais parfaitement réussi
Pour accéder à l’émission, cliquez ICI

Huis clos en antarctique
Ayant vécu son enfance en Polynésie et son adolescence à Madagascar, Jean-Luc Coatalem a toujours voyagé en pensées comme en actes.
LeMauricien.com, 28 janvier 2012

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Dans le cadre de la rubrique" libraires "de Damien Thévenot :
"— Quand quatre libraires en moins d’une semaine me recommandent un livre pour le chroniquer, ça sent bon."
Coup de coeur de Xavier de Marchis, librairie Contretemps," Télé Matin "sur France 2

" Un livre surprenant. Au delà de son originalité et de son style merveilleux
, il est aussi très drôle. Je le conseille aux lecteurs qui veulent sortir de leur train-train, avides d’aventure et d’originalité ". 
Pour écouter sa chronique du 24 janvier 2012, cliquez ICI

Ecrivain et voyageur, Jean-Luc Coatalem livre là un huis clos saisissant, écrit au scalpel, habité par le fantôme de la folie.
Michel Genson, Le Républicain Lorrain, 22 janvier 2012

Les personnages principaux sont bousculés, plus que par les événements, par l’absence d’événements, usés par celle-ci et devenus incapable de réagir encore selon les règles qu’ils devraient respecter et faire respecter. Jean-Luc Coatelem a réussi une saisissante réécriture d’un Robinson Crusoé influencé par la littérature contemporaine.
Pierre Maury, Le Soir (Bruxelles), vendredi 20 janvier 201

D’emblée on est séduit par la poésie de ce livre (…) Très inspiré, Jean-Luc Coatalem signe son plus beau roman.
Claire Julliard, Le Nouvel Observateur, 19/25 janvier 2012

Touchés par la glace
Sur un îlot de l’Antarctique, la solitude rend givrés deux représentants de l’Etat français. Frissons garantis. 
Peu à peu on quitte la Bibliothèque Verte et" Signe de Piste "pour" Shining "et des angoisses à la Stephen King (…) La peur est très bien amenée, comme dans les bons vieux romans où l’on préfère retenir le lecteur par le suspense plutôt que par l’usage biscornu des points et des virgules.
Gilles Martin-Chauffier, Paris Match, 19/25 janvier 2012

Robinsonnade

L’écrivain globe-trotter Jean-Luc Coatalem imagine à son tour l’île de l’utopie. Un conte philosophique qui nous console du désastre. Dans ce décor sobre, mais ouvert à l’illusion, Jean-Luc Coatalem bricole le roman le plus contemporain qu’on puisse imaginer. Un conte étourdissant, comme les assauts climatiques dont Antipodia est le théâtre régulièrement détruit. (…) La prose de Coatalem recèle de quoi" endurer tout l’univers" , comme le réclamait Supervielle. Et, preuve d’une fraternité que la solitude n’a pas entamée, consoler tous les chagrins.
Jean-Louis Ézine, Philosophie Magazine, février 2012

Ce nouveau roman de l’écrivain-baroudeur Coatalem est en forme de spirale, avec une accélération insidieuse. Cela commence comme un témoignage anthropologique, les récits entremêlés des héros qui parlent de leur quotidien sur Antipodia et de leurs habitudes de Robinsons. Mais à mesure que l’histoire avance, on glisse vers la folie : l’hostilité naît entre eux, un troisième larron fait son apparition, et Paumier de Franville se met à graisser son pistolet… La fin, grande dégringolade vers la démence, est admirablement menée.
Bernard Quiriny, Evene.fr

Le récit est écrit sous haute tension. Comme si l’auteur s’était lancé à travers ses personnages un ultimatum à la vie à la mort. On peut lire cette histoire, écrite par un grand poète, comme un thriller métaphysique ou psychanalytique. Jodic et Gouv incarnent deux puissances de l’esprit humain, l’imagination et la raison. L’une des deux l’emportera-t-elle dans le combat contre la déréliction?
Astrid De Larminat, Le Figaro littéraire, 05/01/2012

Insulaire abandonné
Chacun leur tour, ils nous racontent cette claustration au grand air marin : les grands airs de celui qui se fait appeler Gouverneur, les petites musiques secrètes de Jodic qui s’est inventé une drogue qui le fait planer, des péripéties dérisoires qui encombrent la pensée, des maux anodins qui deviennent terribles, des accrochages qui s’enveniment, un temps qui s’épaissit, un duo qui claudique. Mais comme les îles attirent tels des aimants les naufragés, aussi loin qu’ils soient, un Moïse va débarquer sur ce rivage des tristes sires. L’accueil sera pour le moins antarctique. Obsédant Le Gouverneur d’Antipodia l’est, à tout le moins. Rendre aussi prenant un roman où il se dit et se fait si peu n’est pas qu’un tour de force, c’est une réussite littéraire.
David Vincent, Ces mots-là, c’est Mollat

Ils sont deux, perdus sur un îlot de 7 km2 en Antarctique, en butte au froid qui glace “jusqu’à la langue, et l’âme aussi”. Jodic, 34 ans, mécano breton, s’occupe de la station météo et mâche des graines de “reva-reva” qui font planer. Albert Paumier de Franville, 52 ans, régit tout sur Antipodia : la faune, la flore, le passage des navires… Il est le gouverneur de cette terre australe. Un naufrage échgoué sur leur confetti viendra épaissir les tensions. UN récit au puissant parfum d’aventure.
P.L., Télé7Jours, 7-13 janvier 2012

Antipodia, c’est une île loin de tout. Un rocher parmi les vagues, découvert par un explorateur lors d’une expédition au XVIIIe siècle. Pour  s’y détendre, il y a bien les fléchettes, la crapette ou le Scrabble. À moins de préférer le reva-reva. Une plante à mastiquer ou à prendre en tisane afin d’éloigner la mélancolie. À Antipodia, outre un cheptel de chèvres, on croise un gouverneur, muté là après des ennuis à Singapour, et un électro-mécanicien malheureux en amour. Bizarre, vous avez dit bizarre? Jean-Luc Coatalem réinvente le roman d’aventure en lui insufflant uen sérieuse dose de folie douce. Austral gagnant!
Alexandre Fillon, Madame Figaro, 7-13 janvier 2002

Antipodia. Quelle majesté! Quelle inutilité surtout”. À peine plus grande qu’un timbre-poste, cette terre française des confins, “le lieu dernier habité par les hommes”, “une prison de pluies et de vents”, est pour ses deux occupants à mi-chemin de l’enfer et du paradis. Un purgatoire, donc, tantôt giratoire des idées noires, tantôt bouilloire d’hallucinations; ici les hommes sont à portée de folie comme qui dirait de tir. (…) C’est à une confrontation" vénéneuse "entre les songes de l’un et les ruminations de l’autre que nous convie Coatalem. Ce huit clos à ciel ouvert tout en suspens est un récit envoûtant à la limite, parfois du somnanbulisme.
Anthony Dufraisse, Le Matricule des Anges, janvier 2012

L’absurdité d’une île
Comment échoue-t-on à Antipodia, dans le vent "qui vous bouscule, vous pilonne, vous traque entre les hangars, puis vous renverse " ? Dans le froid qui fait fumer la terre et le rivage, "glace le chemin, l’horizon, la langue, jusqu’à l’âme aussi " ? Autre question : à quoi sert-on à Antipodia, entre montagnes et falaises, dans la fréquentation d’un troupeau de chèvres, des éléphants de mer, des sternes des goélands, avec pour distraction "l’arithmétique des nuages et la trajectoire des oiseaux", quelques vers de Supervielle ou les parties de scrabble, le soir, dans la "résidence" de tôle ondulée ?
Jean-Marie Planes, Sud Ouest Dimanche, 1er janvier 202

Où es-tu reva-reva ?
Loin des moiteurs tropicales, Jean-Luc Coatalem nous propose un huit clos insulaire et glacé.
Le Gouverneur d’Antipodia est un livre à part dans l’œuvre de Jean-Luc Coatalem, récit de voyage dans un univers qui n’existe pas, et parabole où l’écrivain s’amue à revisiter les classiques , notamment Robinson Crusoé, qu’il pousse encore plus vers l’absurde et la cruauté. La construction, assez subtile, est parfaitement maîtrisée, comme la progression dramatique, toute en crescendo. Les personnages ont de l’épaisseur, et de l’humanité (…) C’est brillant et, comme toujours chez Coatalem, impeccablement écrit. Un petit chef-d’œuvre glacé et sophistiqué.
Jean-Claude Perrier, Avant-critique/ Livres-Hebdo, 18 novembre 2011

 

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