Monsieur Minus

Découvertes

ISBN: 9791030800180

Genre: Littérature générale

Date de parution: 02/09/2020

Couverture : Le Dilettante

Prix: 15€

Prix numérique: 7,49€

Exemplaire du tirage de tête: 60€

Monsieur Minus

Découvertes

Bertrand Le Marec, unique héritier de la première fortune de France, consacre tout son temps à la marche à pied, loin des affaires. Il est assisté de Martial, ancien infirmier militaire et ex-taulard, qui s’occupe avec soin de la logistique. D’une randonnée à l’autre, les deux compères vont d’hôtel en maison d’hôtes, parcourant ainsi campagnes, vallons et bords de mer sur plusieurs centaines de kilomètres. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes.

Résumé :

Imaginez l’héritier de la première fortune de France qui n’en aurait rien à cirer et qui passerait le plus clair de son temps à marcher sur les chemins de grande randonnée. Ce serait son plaisir et son art de vivre. Martial, qui a purgé une peine de quinze ans à contempler le ciel derrière les barreaux, l’accompagne dans ses déplacements, assurant la logistique entre deux grilles de loto volatiles. Les deux compères vont d’hôtel en maison d’hôtes, parcourant ainsi campagnes, vallons et bords de mer sur plusieurs centaines de kilomètres. Imaginez encore que le climat de la planète vienne à se dérégler et que les esprits subséquemment s’échauffent. Ça commence à bouger, note Bertrand, l’héritier fuyant. Le capitalisme a atteint son seuil d’obsolescence. Notre randonneur fils de est rattrapé en chemin par son destin. Heureusement, la vraie vie l’attend à un carrefour, au-delà des sentiers balisés.

On en parle :

AVANT-CRITIQUE

Laurent Graff ne cherche pas à démontrer quoi que ce soit, il n’a cure de la vraisemblance, ses adresses au lecteur et ses trouvailles narratives sont tellement discrètes qu’elles passent parfois inaperçues. Il n’est pas là pour amuser la galerie ni pour jouer les gros bras. L’auteur du Grand Absent et d’Il ne vous reste qu’une photo à prendre, dont on retrouve ici l’empreinte, poursuit son bonhomme de chemin, loin des trajectoires des grosses cylindrées. Sa prose fleure bon la liberté.
Mine de rien, il parvient à bâtir en moins de 160 pages un roman noir qui nous tient en haleine, en même temps qu’une fable politique dans laquelle chaque élément recèle des trésors d’inventivité allégorique, et qu’une ode à la lenteur, à la contemplation
. Simple et touchant comme Bove, rusé comme Echenoz, insolent comme Houellebecq, pertinent comme Orwell, Laurent Graff pratique un nihilisme tendre et réconfortant.
« La seule terre qu’on possède un tant soit peu est celle qui se trouve sous nos pieds le temps d’un pas. »
Noir Trombone, Facebook, 7 juillet 2020