les étrangers

Découvertes

ISBN: 9782842639860

Genre: Littérature générale

Date de parution: 21/08/2019

Nombre de pages: 256

Couverture : Camille Cazaubon

Prix: 18€

Exemplaire du tirage de tête: 72€

les étrangers

Découvertes

Dans ce deuxième roman, Didier Delome raconte son enfance et sa mère.

« Jamais nous n’aurions dû nous croiser ma mère et moi. Loulou a raison. J’aurais mieux fait de la fréquenter avant ma naissance. Peut-être aurais-je su ainsi l’apprécier à sa juste valeur, sans tous ces a priori détestables qu’ont forgés en moi nos six années de promiscuité forcée. Mais n’est-il pas un peu tard à mon âge pour réécrire notre histoire ? Malgré ma certitude que la littérature possède ce génie faramineux de cicatriser les plaies du passé et consoler de ce qui aurait pu être et n’a pas été. »

 

Résumé :

Comme il nous l’a appris avec Jours de dèche, son premier livre paru au Dilettante, Didier Delome revient de loin, de bien loin, d’aussi loin que la faillite sociale, la dépression, la précarité quotidienne peuvent vous mener quand, Job réincarné, on a tout, même bien plus et que soudain on n’a plus rien, que tout autour de vous se dissout et se volatilise.

Un naufrage qui l’amène, dans ce deuxième roman, à se remémorer, à l’occasion d’un baptême familial, d’où il vient, tout simplement, mais sans pardon, à passer les siens en revue, à tracer une ligne rouge vif sous les colonnes gains et pertes pour apurer les comptes familiaux. D’où cette chronique au long cours, cet entrelacement de témoignages à chaud et à vif, zigzaguant entre les amertumes du passé et les médiocrités du présent. Et toute la parentèle et la fratrie d’être convoquées, avant tout sa si belle et si honnie maman"gouine", convoitée bec et ongles par le Tout-Gomorrhe, promise à une vieillesse atroce, à ses maîtresses jet-setteuses, Lucienne et Monique, Loulou de Montmartre, grand chambellan lyrique de la scène trave et des nuits gays, Trésorette et M. Limonade, roi du soda. Une parade sauvage que, enfant triste et brinquebalé puis adolescent aventureux et fugueur, il suit d’un oeil amer et vengeur.

Une chronique incandescente des nuits parisiennes des années cinquante, soixante et soixante-dix.

On en parle :

Honnie soit qui mère y pense
Il y a des hasards qui ressemblent à des rencontres, et des rencontres qui deviennent des évidences. À parcourir les livres de Didier Delome, on comprend toute la justesse de l’expression en avoir bavé des ronds de chapeau. Mais quand la langue pour le dire devient si sublime, l’image prend une toute autre tournure. (…)
Delome n’explore pas simplement la vie dissolue de jouisseuse que Françoise a connue : l’exercice, malgré le délice des phrases, des mots et de la langue (pas de malentendus, même si…), aurait de vilaines limites. S’il nous raconte sa mère, c’est avant tout pour parler de lui, en plat, expliquer ce qu’il devint, comment cette absence omniprésente et écrasante aura façonné l’homo qu’il est aujourd’hui. (…) Un roman qui se déguste : en ces temps troublés, l’intelligence et le talent réconfortent. Écoutez-le, c’est encore mieux.
Nicolas Gary, Actualitté, 29 août 2019 : Lire l’article en entier

Le portrait est fracassant, le récit tragique. Et ne serait que cela si, comme toujours sous la plume de ce virtuose du verbe, Delome ne tirait de la meurtrissure maternelle une sorte de flamboyance. On sourirait si n’affleurait, sous ce ton plein d’esprit, cette fausse légèreté, l’irréparable blessure d’une enfance mal aimée.
Anne-Sophie Hache, La Voix du Nord, 10 septembre 2019

On trouve ça bien
Du brutal. Mais avec une belle écriture, des mots léchés, des scènes comaques dans le Paris des années soixante, avec Trésorette et M. Limonade. Du nanan.
Service Littéraire, Septembre 2019

Plaisirs solittéraires – La famille est un étrange pays
Après s’être révélé au monde des lettres par ses Jours de dèche, Didier Delome poursuit au Dilettante – ce nom lui va comme un chapeau ! – sa quête de lui-même avec un récit autobiographique bouleversant de franchise et de justesse.  (…)
Delome apure les comptes familiaux sans jamais se plaindre – au contraire – d’avoir manqué d’amour maternel. Façon de dire qu’on n’est jamais si libre que lorsqu’on est privé de sa famille. D’ailleurs c’est avant la naissance qu’on devrait connaître ses parents. Après c’est trop tard, il faut s’efforcer de les perdre, sans jeter derrière soi les cailloux du Petit Poucet. Ce parcours en eaux troubles rappelle par instants Le Petit ami ou Amours de Léautaud, son inimitable grandeur nature.
Frédéric Chef, Revue Livr’Arbitres n°29 (à paraître)

WEB

Dans ce livre autobiographique, on ressent très rapidement la sincérité de l’auteur. Les paroles recueillies de Loulou, le meilleur de sa mère, sont remplies d’humour, de tendresse et de vérité. On découvre une personnalité étonnante, pleine de liberté. (…) La confession pleine de pudeur et de délicatesse est saisissante. (…) Une écriture vive, élégante et une langue spirituelle.
Julien Leclerc, Le Tourneur de Pages, 3 septembre 2019

Autofiction ? Récit de vie ? Mémoires ? Roman ?
L’écriture est d’une grande habileté. Très distinguée, avec un choix de vocabulaire précis et recherché, qui ne s’empêche pas d’être brutal et direct ou familier et cru. L’auteur a parfaitement détaché le fond et la forme. En effet, bien qu’il nous parle de sa famille, le style d’écriture laisse percevoir une distance, avec quelques diatribes cathartiques.
Verdict : à l’image du premier roman de l’auteur, j’ai lu ce récit avec avidité. Et clairement, vu le propos, j’ai peur de ce que ça dit de moi.
Bib Hors les Murs, 27 août 2019

Avec les étrangers, il attaque le mal par la racine, avec la même sincérité implacable, en nous dévoilant son enfance meurtrie. Avec un trait d’humour, comme un bras d’honneur au désespoir, Didier Delome raconte sans pathos le parcours qui fut le sien, la haine de sa mère qui ne l’a jamais lâché, et comment sa vie a été conditionnée par ce manque affectif, dans une totale mise à nu de ses sentiments, aussi ambigus soient-ils… Un roman intimiste et fort sur les liens du sang qui peuvent se révéler de vrais fardeaux lorsqu’ils sont étrangers à toute forme d’amour…
Christine Le Garrec ,A vos marques tapage, 27 août 2019

Mère agonie
Le récit des rapports de ce fils avec sa mère commence par cette phrase lapidaire et foudroyante : Ma mère était gouine et je ne souhaite pas à mon pire ennemi d’endurer mon adolescence auprès d’Elle. Dans ce second opus, plus alerte, plus poignant, plus incisif, il dénonce les mères qui ne veulent pas aimer leur progéniture et les pères qui les abandonnent à leur triste sort… C’est aussi une page d’histoire du quartier de Pigalle de la fin de la guerre à nos jours. Mais ce livre n’est pas qu’un documentaire sur Pigalle, qu’un réquisitoire contre les mauvais parents. C’est aussi une œuvre littéraire savamment construite qui retient toute l’attention du lecteur d’un bout à l’autre de sa lecture.
Denis Billamboz, Benzine Magazine & Critiques libres, 22 août 2019

L’écriture passionnée de la plume exceptionnelle de Didier Delome nous fait partager l’ambition et l’audace de ses personnages. L’auteur possède beaucoup d’intelligence et de sensibilité, qualités réservées aux grands auteurs. Delome nous offre un livre surprenant, une belle surprise pour la rentrée littéraire 2019.
Félix José Hernandez, Cartas a Ofelia, Août 2019

Un livre étrange qui frappe le lecteur dès la première ligne.
Dans ce deuxième roman, l’auteur décrit sa famille ô combien atypique, à l’occasion du baptême de sa petite-fille qui porte le prénom de sa mère honnie : Françoise, qui a toujours vécu dans le milieu des cabarets homosexuels des années cinquante. Tout ce petit monde se croise, s’aime, se déteste, se trahit, se retrouve, se prostitue.
Un roman dérangeant car on situe mal le degré de vérité, la froide indifférence transmuée en haine du fils pour la mère.
Une vie dominée par un vide d’amour abyssal que seule la littérature semble combler aujourd’hui.
Jacques Brachet, Evasion Magazine, 29 juillet 2019

Ce récit anticonformiste ne ménage pas le lecteur. L’auteur recourt volontiers à l’autodérision et pose avec justesse la question de la responsabilité individuelle dans toute relation.
L’Hebdo des Notes Bibliographiques, Juin 2019