Panne de secteur

Découvertes

ISBN: 9791030800005

Genre: Premier roman

Date de parution: 08/01/2020

Couverture : Alice Charbin

Prix: 17,5€

Exemplaire du tirage de tête: 70€

Panne de secteur

Découvertes

La traversée de la Seine est, pour certains, au moins aussi cruciale que celle de la Méditerranée. Livré aux affres de la sectorisation, Paul va, pour sauver sa fille au bord du naufrage scolaire, commettre l’irréparable. Il n’y a pas que chez les Gilets jaunes que l’on en bave, on souffre aussi dans la petite-bourgeoisie urbaine où les adultes sont de vrais enfants et les enfants quelque peu égarés.

Ce roman n’est qu’une farce tragique mais par bonheur, la réalité est bien pire.

Résumé :

La détresse, s’il y a des fusées et des signaux pour ça, il existe aussi des noms, des prénoms qui donnent d’emblée une note douloureuse à un récit. Prenez Bérénice, celle de la tragédie racinienne cruellement fataliste, ou celle d’Aragon happée par la tristesse, qui ont empreint leur prénom d’une amertume éternelle. Une douleur dont hérite la Bérénice de Panne de secteur, héroïne du roman de Philippe B. Grimbert. Biberonnée à la culture et confinée d’amour, dopée à l’effort et à la réussite, elle est l’enfant unique de Sylvie et de Paul, archétype du couple de la classe moyenne, victimes de la sectorisation. Le père, fiévreux, ne recule devant rien, quitte à commettre quelques indélicatesses, pour permettre à sa fille d’intégrer l’école de l’excellence. C’est là que Bérénice découvre simultanément premiers émois et affres amoureuses en la personne du bel Aymeric, barbiche et catogan, aussi vaticinant que référencé, à qui les origines prolétariennes confèrent une aura de révolutionnaire romantique. Une idylle timide et tâtonnante, sans vrai élan, qui tourne vite au carambolage affectif avec l’aide pataude et frénétique du père, et conduit au démantèlement de la galaxie familiale. Toute la lyre de la déconfiture psychoaffective.
Philippe B. Grimbert mène cœur battant, avec une ardeur vorace et un lyrisme vibrionnant, une écriture qui donne à cette histoire résolument contemporaine l’intensité électrique d’une tragi-comédie.

On en parle :

AUDIOVISUEL

Chronique de Gérard Guegan sur Radio Libertaire, dans l’émission Idéaux et Débats, d’Alexandrine Halliez, le 7 janvier 2020 :
« Étonnant, glaçant, à lire absolument ! »

Interview sur RCJ avec Josyane Savigneau dans l’émission L’invité du 12/13, de Paule-Henriette Levy, le 10 janvier 2020 à 12 heures 30 : Revoir l’émission
« Ça a vraiment éclairé mon début d’année, j’ai beaucoup ri »
« C’est traité avec une verve incroyable et un humour totalement dévastateur »
« Un enchantement de début d’année, je vous le recommande »

PRESSE NATIONALE

L’école est finie
Le premier roman impeccable de Philippe B. Grimbert débute comme une farce à l’humour très noir digne d’Olivier Maulin et s’achève dans un nuage de tendresse. L’enchaînement des genres, explosif et inédit, est un enchantement.
Nicolas Ungemuth, Le Figaro Magazine, 17 & 18 janvier 2020

Satire tragi-comique, ce premier roman est animé par une verve féroce. Et un brin de tendresse lorsque l’auteur pointe le désarroi des jeunes face au contrôle obsessionnel d’adultes bien décidés à mener leur famille comme une petite entreprise à haut potentiel.
Claire Julliard, L’Obs, 16 au 22 janvier 2020

 

vsd

Hauts potentiels
Autour des enjeux de la réussite scolaire, Philippe B. Grimbert livre une caustique tragicomédie qui épingle parents et institution. Jusqu’à la première moitié de l’histoire, on rit franchement devant cette Panne de secteur. Devant l’éventail, du ridicule au pathétique, des stratégies d’optimisation de l’Éducation Nationale à la française déployées par ce couple CSP + du Nord-Est parisien engagé dès la naissance de leur fille unique Bérénice dans la compétition scolaire contemporaine. (…)
L’ironie affûtée du médecin primo-romancier Philippe B. Grimbert qui pointe férocement les contradictions entre discours et actes et joue du choc entre les verbeux « éléments de langage » et la réalité plus prosaïque qu’ils emballent, installe d’abord le roman entre la satire sociale et la comédie de mœurs. Avant que la machine ne se grippe : la dite Bérénice, après avoir accédé au Graal (une classe prépa littéraire) tombe amoureuse de son condisciple Aymeric, le garçon boursier méritant de Bourg-en-Bresse, élevé par une mère célibataire, une exception à forte charge érotique au milieu de cette élite sociologiquement homogène. Et le roman sans se départir de son ton caustique prend alors une dimension de conte cruel. Bizarrement, on finit par éprouver de la compassion voire une certaine tendresse pour ces personnages pris au piège et pour ce père vivant par procuration ses ambitions frustrées puis dépassé par les événements. Qui projette sur son enfant un amour inconditionnel, narcissique et maladroit et enclenche une mécanique plutôt dramatique qui fera tout imploser.
Véronique Rossignol, Livres Hebdo, 29 novembre 2019

Ce premier roman de Philippe B. Grimbert, chirurgien des hôpitaux à Paris, dépeint avec justesse et ironie les manœuvres d’une famille en proie aux affres de l’éducation. L’auteur dresse un portrait féroce d’une classe sociale ivre de réussite qui soumet ses enfants à une compétition implacable, souvent destructrice. La fin justifie les moyens, et les valeurs professées sont allègrement oubliées, quand il s’agit de rejoindre les filières d’excellence. Le roman analyse finement les relations parents-enfants et les errements d’un père désemparé, obnubilé par les études de sa fille. Cette histoire contemporaine, servie par une écriture dense et percutante, donne lieu à une satire brillante d’une époque cynique dont l’écrivain épingle avec jubilation les travers et les ridicules. Un texte efficace qui ne laisse pas indifférent.
C.R.-G. et A.K., L’Hebdo des Notes Bibliographiques, 10 décembre 2019

LIBRAIRIES

Satire féroce et très drôle des inquiétudes de classe toute contemporaines, pathétiques et quasi pathologiques, Panne de secteur s’assimile, d’une plume virtuose et inspirée, à une farce qui tourne court dont on ressort avec le sentiment d’un salutaire inconfort.
Gildas, Librairies les Traversées à Paris

Génialissime ! À lire absolument !
C’est jubilatoire ! Enfin un livre qui a du style ! J’ai beaucoup ri, imaginé les états d’âme de ce narrateur bien piégé dans ses représentations et ses ambitions … sa vie projetée sur son enfant … ses névroses … Coup de cœur absolu.
Maritsa Boghossian, Librairie Pleine Lune à Tassin la Demi-Lune

WEB

La déformation des élites
Philippe B. Grimbert (ne pas omettre le B. il y a un homonyme) dans une langue savoureuse, drôle, ironique, imagée, narquoise peint un portrait satyrique et sans concession de la classe parisienne qui s’est octroyé le pouvoir et la gloire par des pratiques pas toujours très recommandables. Ces élites qui se pensent importantes parce qu’elles sont vues et reconnues. Ces pères et ces mères qui comptent sur leurs enfants pour réaliser les rêves qu’ils n’ont pas été capables de concrétiser eux-mêmes. Il jette en passant un bon coup de griffe à l’Education nationale bien peu républicaine qui élève ses futures élites comme dans légumes dans des serres avec tous les compléments nécessaires à un bon développement. Et pour finir c’est toute notre société de consommation à outrance, à bout de souffle qui s’effrite parce qu’un tout petit grain de sable a perturbé les galipettes de deux jeunes qui n’en étaient qu’à leur toute première expérience. Preuve que notre société est bien fragile et qu’elle ne tient plus que par le paraître. L’auteur a su rester sur le fil de l’humour et de la satyre sans sombrer dans une triste comédie comme les médias nous en offrent quotidiennement.
Denis Billamboz, Benzine MagazineCritiques Libres, 8 janvier 2020

Oscillant entre tragédie et comédie, ce roman est le reflet de certains travers de notre société par le jeu d’un miroir à peine déformant.
Roland Françoise, À l’écoute des livres, 15 janvier 2020