Loin des querelles du monde

Découvertes

ISBN: 9791030800036

Genre: Littérature générale

Date de parution: 12/02/2020

Couverture : Charles Berberian

Prix: 17,5€

Exemplaire du tirage de tête: 70€

Loin des querelles du monde

Découvertes
Il a une bonne cinquantaine, il aime Lautrec, les livres, les femmes et les sardines à l’huile. Germain, un des rares privilégiés à vivre de sa plume, peut se permettre quelques caprices et certains états d’âme. Le temps d’écrire son dernier livre, il rêve de changer de style et va tenter de tout bouleverser …

Résumé :

À la différence des peureux et des valeureux, les gens heureux n’ont pas trop d’histoires, de petites alors, pour rire, des bricoles faussement graves, des pseudo-chamboulements sans conséquence. Leur en inventer tient du prodige, faire sentir que leurs vies sur coussins d’air sont néanmoins à portée de catastrophes est un art tout particulier. Prenez Germain Pourrières, le héros de Loin des querelles du monde d’Anna Rozen, son septième opuscule publié au Dilettante, romancier germanopratin old school, vendeur et populaire, toujours en passe d’un dîner chic et succulent, en permanence à portée de maîtresses suaves et piquantes, et détenteur d’un agent, Jean-François, gourmet et compréhensif. Il a bien un neveu dionysiaque et non paramétrable, en partance pour l’Inde, qui encombre la douche et dont la petite amie végane commet des sculptures atroces ; il y a certes sa sœur, Bergère, repliée loin de tout et reconvertie dans les dessous en poils de chèvre, dont l’amant potier catche des pains de glaise lors de happenings fougueux ; joignons au dossier l’ambition dérangeante d’un projet romanesque non commercial, une parabole SF narrée dans un style exigeant. Mais tout cela n’est en apparence qu’ondées suivies invariablement d’embellies. Il faudra la mort de Jean-François pour que Germain laisse s’épandre, secrètes, en lui tapies depuis toujours, de vieilles larmes refoulées, calmes comme une saignée et qui le soulagent, une amertume débondée qu’amplifiera encore une idée soudaine et glaçante de son éditeur.
Au fil de ce qui prend les apparences d’une fable sociale et d’un marivaudage grinçant, Anna Rozen, avec un art certain du tacle et du faux ami, excelle à faire sentir au lecteur la lente avancée des ombres et, inexorable, la pesante montée du désenchantement.

On en parle :

PRESSE NATIONALE

Germain a tout de l’atrabilaire, du conservateur en butte aux errements de son temps, limite psychorigide dans ses habitudes alimentaires et prompt à bousiller son iPhone dernière génération. Sa dernière lubie ? Arrêter les best-sellers, s’atteler à la rédaction d’un less-seller, comme il l’assure à son agent. Amusant prétexte pour la romancière qui fait entrer dans la danse quantité de personnages hauts en couleur, à commencer par les femmes gravitant autour de Germain, et balance quelques réflexions bien senties sur l’époque, à la façon d’un Philippe Muray et sous les auspices de Toulouse-Lautrec, Proust, Coco Chanel… Ce roman dense, malin, sarcastique et ponctué de fulgurances stylistiques tient en haleine… Et puis pourquoi écrire ? se demande Germain in fine. Grâce à Anna Rozen, la question ne se pose pas.
Delphine Peras, L’Express, 13 février 2020

Une vie d’écrivain
En toute liberté et en toute ironie, Anna Rozen portraitise notre société
: la fantaisie est au coin de la rue…
Bernard Babkine, Madame Figaro, 21 février 2020

Un roman qui sonne juste.
Anna Rozen revient aujourd’hui (..) en ayant conservé cette acuité du regard, ce sens de l’observation, cette capacité à voir ce que les autres ne voient pas que l’on attend d’un romancier. (…) En ces temps d’idéologie fanatique, nous connaissons, hélas, nombre de romancières qui auraient dressé à bon compte un portrait à charge de ce prédateur blanc de plus de 50 ans. Rozen est bien plus subtile, elle est romancière ; sous les ridicules de son personnage, elle réussit in fine à dévoiler une belle humanité.
Olivier Maulin, Valeurs Actuelles, 12 au 18 mars 2020

PRESSE RÉGIONALE ET ÉTRANGÈRE

La réussite est un mystère, abordé ici avec un sourire retenu mais contagieux.
Pierre Maury, Le Soir, 22 et 23 février 2020

Un écrivain dans sa bulle
Ce joli texte d’Anna Rozen, paru le 12 février dernier, est parfaitement adapté à la situation actuelle. […] Sans être en situation de confinement ni de crise sanitaire, [Germain] respecte naturellement la distanciation sociale. Et de cette réflexion à propos des caissières : « Il faut toujours sourire aux caissières, elles exercent un boulot en voie de disparition. Leur seul avenir à court terme : superviseuses de caisses automatiques et puis chômeuses de longue durée. » Des vérités en février dernier, mais qui le sont moins depuis que ces mêmes caissières nous permettent de nous ravitailler au quotidien, prenant forcément des risques que peu d’entre nous accepteraient. […] Anna Rozen semble ne pas savoir exactement quoi penser de son personnage. Il semble parfois intelligent mais par certains côtés, il a tout de l’ordure prétentieuse. A chaque lecteur au final de se faire sa propre opinion.
Michel Litout, L’Indépendant, 24 mars 2020

WEB

Le nouveau roman drôle et pétillant d’Anna Rozen
Un livre salé, sucré, acide, amer, drôle, pétillant et un brin inquiet.
Anna Rozen dans ce livre pétillant, alerte, bourré d’humour, de calembours, d’aphorismes et autres jeux de mots, raconte la crise de la cinquantaine qui affecte aussi les célébrités, même si leur renommée leur accorde encore les faveurs de quelques belles plus ou moins intéressées. C’est aussi l’évocation du choc culturel provoqué par la montée en puissance de la génération suivante qui bouscule les idées reçues aussi bien que les mœurs et méthodologies. (…) Elle manie avec ironie et espièglerie la satire pour rire des bobo bien-pensants, cherchant toujours à flatter leur bonne conscience, se noyant dans des actes symboliques mais souvent bien puérils, pour refléter la meilleure image d’eux-mêmes sans se soucier de l’efficacité de leurs actes. Germain se retrouve coincé entre cette société légère et puérile sortie sans trop réfléchir des Trente Glorieuses et tout un tas de problèmes qui se profilent à l’horizon. L’humour d’Anna Rozen grince aux entournures en évoquant le passage d’un monde conquérant et festif à un monde nouveau plein d’inconnues dont certaines sont déjà perceptibles et inquiétantes.
Denis Billamboz, Benzine Magazine, 17 février 2020

Anna Rozen, polygraphe reconnue, se moque gaiement d’un milieu qu’elle semble bien connaître. (…) Le langage est châtié hors interventions du neveu, les dialogues élégants, avec citations, allusions culturelles et littéraires milieu oblige ! et des personnages assez finement construits pour être crédibles.
Les Notes Bibliographiques, 18 février 2020

Affres de la création, crise de la cinquantaine, choc des générations : à travers les questionnements et les agacements de son auteur en quête de pureté et d’authenticité, [Anna Rozen] dresse avec une habileté incomparable le portrait d’une société où il est fort difficile de sortir du paraître. Une irrésistible farce sociale où l’ironie et le désenchantement mènent le jeu pour un savoureux moment de lecture… Et on en a bien besoin !!!
Christine Le Garrec, A vos marques… tapage, 2 Avril 2020