Pour les dernières parutions de lannée, le mois d octobre au Dilettante se veut sauvage, désespéré, effrayant et drôle...
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La Peur Voyage au bout de l’enfer

Si l’on ne se souvenait pas qu’il est l’auteur de
Clochemerle, paru en 1934 et best-seller international, Gabriel Chevallier (1895-1969) serait aujourd’hui totalement oublié. À tort, car il a signé un pur chef d’œuvre, La Peur, roman autobiographique publié chez Stock en 1930. (…)
 Alors qu’on s’apprête à commémorer le 90e anniversaire de 1918 et qu’heureusement depuis des années la publication de témoignages d’époque et les travaux des historiens nous ont révélé le vrai visage de la “Grande Guerre”, la réédition de
La Peur était plus que juste et nécessaire : salutaire. 
 
Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo, avant- critiques, 8 octobre 2008

Ceux qui n'en mènent pas large Beckett mange du Canigou

Du pur jus de bile, interdit aux âmes sensibles mais servi par une langue poignante, non dénuée d
humour. Très noir, quand même, lhumour.
Arnaud Gonzague, Le Nouvel Observateur, Paris-île-de-France

Bestiaire Amazonien Le chemin de Feer

Chacune des chroniques de ce
Bestiaire amazonien est un bijou de science et de tendresse, sans compter toute cette bibliothèque que François Feer connaît par coeur, de Linné à Théodore Monod en passant par cette espèce de Buffon, lirremplaçable. Parmi toutes les créatures réinventées, avouons que c'est lalouate quon préfère, un singe hurleur roux qui ressemble à l'homme moderne comme un frère : agité, colérique, végétarien.
Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo, 8 octobre 2008


La Bombe et Moi Docteur Anna et Mrs Bombe

De situation cocasse en scène gênante, on s
attache à cette Mrs Bombe pas si monstrueuse que ça, créature d'un docteur Anna qui sait aussi retirer quelques compensations de la situation. Ajoutons que les dessins étranges et habités de Ludovic Debeurme ne gâchent rien à l'affaire, bien au contraire.
Héléna Villovitch, Elle, 13 octobre 2008

...Après une belle rentrée littéraire, souvenez-vous...

De loin on dirait une île À la recherche de la Médoquine

Ce sont souvent les livres qui font le moins de bruit qui provoquent les frémissements les plus durables. C’est fait de petits riens qui sont la vie même, la brume des lunettes, le bar des Amis, une maisonnette qui croule, des passants sous la pluie, l’ombre d’un regret. Rares sont les Holder encore capables de les observer. Il y faut non du temps mais une certaine qualité de temps, conjugué au goût des autres  avec ce qu’il faut de légèreté poétique.
Pierre Assouline, Le Monde, 27 septembre 2008

Bijoux de famille Une saga étourdissante

Maréchaux écrit à la vitesse du son l
histoire de météores. Entre un passé funeste et un avenir inquiétant, ces particules animées, ivres et passionnées, trouveront dans les divagations du siècle toute la matière nécessaire à leurs folies. Un livre qui finit bien, comme tous les romans russes : dans la mort. Étourdissant.
Le Figaro Magazine, 30 août-5 septembre 2008

Vue sur la mère Maman, mon tyran, mon amour

Sans dramatiser ni se donner le beau rôle, il tend le miroir à tous les fils qui se démènent, entre révolte et tendresse, avec ce lien maternel qu
ils maintiennent tout en cherchant à le défaire. Le lecteur est d'abord emporté par la vivacité dune langue simple et accessible, qui na pas son pareil pour convoquer des dialogues en style indirect dune irrésistible vérité.
Bruno Bouvet, La Croix, 4 septembre 2008

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