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Livres

Teddy le Kosovar

Bill d'Isere

Genre : Premier roman
ISBN : 9782842638894
Année de parution : 2017
Nombre de pages : 256
Couverture : Camille Cazaubon
Prix : 17.5€

Extrait (PDF)


Un casse splendide commis par un type sans histoires, parfaitement inconnu des services de police qui, en réalité, ne connaissent pas grand monde et on ne s’en porte pas plus mal. Tordant un peu (beaucoup) le bras à la réalité, lui enchâssant avec une certaine gouaille un peu d’humour caustique et décalé, l'auteur nous emmène sur les traces de Michel, alias Teddy le Kosovar, le braqueur ordinaire.

Résumé

D’Isere qu’il dit qu’il est, ce drôle de Bill ! Il peut être d’où il veut, on s’en moque, c’est quelqu’un qui vous les plante profond, les crocs dans le bulbe, et dont la littérature ne vous lâche pas avant la dernière goutte. La preuve avec cette première rafale : Teddy le Kosovar, plus grizzly que bear le Teddy, fameux pour avoir chapardé un mahousse magot, quinze millions. Sans bruit, sans violence et sans haine. On rembobine et ça repart ! Tout commence avec maman, une fille-mère albanaise exfiltrée, clandestine livrée en vrac dans un container, à la réception un Kistouch, entendez Phil, chemisier à la manque, qui remet la dame aux autorités. L’enfant naît à l’hôpital, grandit Michel-Mirosh dans la banlieue de Lyon, entre salles de classe et terrain vague, préau et Gitans. Survient l’enfer : un beau-père qui veut faire leur bonheur. Maladie sans lendemain, on se rassure, car revoilà la déviance joyeuse, mais également le centre de redressement dont Michel entreprend de percer le coffre du dirlo, une boîte à biscuits sans lingots, ô folle enfance, mais pleine de carnets de notes : déception. Punition : aide-démanteleur du réseau ferré. Ça forme et c’est en plein air, un rêve ! Mouais. S’enchaînent ensuite toutes sortes d’activités enrichissantes : de videur de palettes en supermarché à expéditionnaire de fâcheux pour baloches le week-end. Tout ça pour se bâtir un confort de gagne-petit, fragile et menacé. Donc nécessité de passer la troisième, et là survient l’idée, la vraie, la seule, la grande : devenir convoyeur mais pour fondre sur les fonds comme aigle albanais sur l’agnelet d’alpage, l’occasion de ruse surfine et de l’assomption, enfin, du Teddy dans l’Olympe des braqueurs ! À déguster, donc, entre Dard et Audiard, la geste de Teddy l’albanais, long en bouche et tonique en diable, bonne régalade !

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Presse

RENTRÉE LITTÉRAIRE Notre sélection de premiers romans de l’hiver.

Attention, le cave se rebiffe

Ne jamais se fier aux médias : c'est à eux que Michel Derviche doit le surnom de « Teddy le Kosovar » qui devint célèbre en faisant la une du journal télévisé de 13 heures un jour d'automne 2010. En réalité, Mirosh Dervishaj est né en France d'une mère albanaise ayant fui la riante République populaire d'Enver Hoxha, mais distinguer Albanie et Kosovo n'est pas à la portée du premier journaliste venu. Va donc pour Teddy le Kosovar (rien à voir avec Teddy de Montréal, un fondu qui ne travaillait qu'à la dynamite) dont le jour de gloire advint quand ce convoyeur de fonds disparut avec son fourgon blindé contenant 15 millions d'euros… Pour son premier roman, Bill d'Isère (Laurent Manillier) raconte la vie d'un personnage, très librement inspiré par Toni Musulin, et son ascension sociale faite de combines plus ou moins légales jusqu'au magistral fric-frac. Entre réalisme social et comédie picaresque, l'auteur apostrophe le lecteur, ne se prive d'aucun jeu de mots ou calembour, lorgne San Antonio ou livre des manières d'aphorismes (« L'injustice, quand elle est accompagnée de la force, tout de suite, ça passe mieux ») que n'aurait pas reniés Michel Audiard.  Dédié « aux canailles, aux affranchis, aux anars », « derniers vrais aventuriers dans une société où on voyage sur des chemins indiqués par GPS », Teddy le Kosovar fait flotter le drapeau noir sur la marmite. 

Christian Authier, LE FIGARO, 19 janvier 2017 

 

Bill d’Isère qui n’est pas Bill mais est bien d’Isère, réinvente à sa façon l’affaire du vol de ce véhicule de transport de fonds commis par un employé de la société délestée un beau jour d’automne 2010 (…) Bill d’Isère a repeint cette histoire très médiatisée aux couleurs de Frédéric Dard dans une ambiance à la Guyard j’ai pensé à son roman : « Soudure » où les malfrats, comme ceux de Bill sont surtout des victimes du système (le fameux système qui ronge tout le monde et que tous les politiciens veulent changer avant chaque élection) qui profite uniquement à ceux qui possèdent déjà trop pour être tranquilles comme les policiers qui auraient bien pu étouffer les quelques millions qui se sont évaporés avant que le camion soit officiellement retrouvé mais ça c’est Bill qui nous le glisse en douce, entre les lignes, nous on ne sait rien.

Denis Billamboz, BENZINE MAGAZINE, 19 janvier 0017

 

 

ILS EN ONT ÉGALEMENT PARLÉ...

 

Christine Le Garrec, A VOS MARQUES....TAPAGE, 18 janvier 2017 - En lisant ce roman où argot et bons mots font bon ménage, Bill vous mettra à contribution, vous interpellant régulièrement en partant dans des digressions où la révolte n’est jamais très loin et l’humour omniprésent. Vous aimez San Antonio et les dialogues d’Audiard ? Alors, ce roman sombre et drôle est fait pour vous ! Une réussite du genre !