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Au nom du pire

CHARRAS Pierre

Genre : Roman
ISBN : 9782842639228
Date de parution : 04/10/2017
Nombre de pages : 260
Couverture : Camille Cazaubon
Prix : 16,00 €
Exemplaire du tirage de tête : 64,00 €  
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Roman très noir, ce thriller politique bascule et se transforme en une piqûre de rappel d’une époque terrible où l'on tondait les femmes.


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Résumé

Quand ça frotte, que ça s’enraye et qu’il faut agir vite, on (le parti) envoie Goneau, Christian Goneau, un rondouillard teigneux et ficelle qui sait « trouver la faille, se méfier du contre et taper dur » ; « le contraire d’une dentellière », plutôt un « vidangeur » de la politique. Car cet expert en nature humaine que les femmes effraient est aussi un grand marrant. C’est ainsi qu’il débarque, le 12 juin 1995, entre les deux tours des municipales, dans une ville (peu importe laquelle) dont le maire, Michaux, en place depuis vingt-cinq ans, est en train d’avaler son écharpe, mis en ballottage par un chevau-léger de l’opposition. Goneau prend pied, rencontre, à défaut du maire étrangement invisible, Sylvie (la mystérieuse chef de cabinet) et Péron (le secrétaire général très investi)… Il hume, rôde, élabore. Tout cela fleure bon le ragoût provincial chabrolien.
Mais soudain tout bascule et Au nom du pire, roman posthume de Pierre Charras, passe de la mascarade à la tragédie. Par l’effet d’un simple discours, tout se tend, s’électrise, la plus sombre mémoire que l’on avait tue revient en force : celle qui va de l’Occupation aux lendemains qui devaient chanter. Avec ce roman, Pierre Charras, homme d’une œuvre « lucide, profonde et désabusée » comme l’écrit Philippe Claudel dans son fervent prologue, donne à la fois une grande leçon d’écriture – maîtrisant en virtuose la conduite (et les changements de cap) de son récit – et un coup de sonde redoutable dans le pire de la mémoire collective française, la pelant à vif, jusqu’à son cœur noir.
« Les enfants des bourreaux sont des enfants, pas des bourreaux », nous dit l’exergue. Message reçu.

Presse

Au nom du pire est une diatribe très drôle de la vie politique sous la forme d’un thriller, un roman d’amour, un roman sociétal rempli de calembours, un entrefilet poignant sur l’indifférence et la solitude, une piqûre de rappel de l’Histoire, aussi. C’est un grand petit livre, plein d’ironie, cruel à souhait mais d’une bienveillance toute Charrassienne

(...) Tendre et sensible, ce roman est marqué autant par la noirceur que par la douceur et le rire. Pierre Charras était un écorché souriant, (...) il en connaissait un rayon sur la souffrance. (...) Épuré, pesé, incisif son style ne s’enlise dans aucune fioriture. (...) Si Au nom du pire enchante l’esprit, il serre le coeur. Comment se remettre du choc de ce roman posthume, inattendu, de Pierre Charras. (...) J’imagine qu’il rit sous cape du bon coup qu’il vient de nous faire, coup tendre et cruel car on le découvre quand il n’est plus. Même dans l’au-delà, il ne change pas ! Clin d’oeil, Pierre le Grand. 

Pascale Arguédas, Calou l'Ivre de lecture, 04/10/2017

 

"Un livre noir mais plein d’espoir"

Denis Billamboz, Critiques libres, 04/10/2017

 

"(...) dernier roman du regretté Pierre Charras, nous plonge dans les méandres d’une époque sombre de notre histoire, dans un texte court et percutant où culpabilité, innocence et rédemption s’entremêlent. Charras relie des ponts entre passé et présent, traçant la ligne de blessures jamais cicatrisées, jusqu’à laisser éclater une vérité brute et cinglante de son écriture percutante, intime et forte, qui manquera cruellement à la littérature…

Christine Le Garrec, A vos marques...Tapage, 09/10/2017