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Faux départ

MESSINA Marion

Genre : Roman / Premier roman
ISBN : 9782842639044
Date de parution : 23/08/2017
Nombre de pages : 224
Prix : 17,00 €
Exemplaire du tirage de tête : 68,00 €  
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Une ode à l’espérance pour une génération frappée de plein fouet par le déclassement et la crise économique. Un hymne à la jeunesse, sans clichés, sans misérabilisme ni dolorisme.


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Résumé

Ma foi, qu’est-ce donc que la vie, la vie qu’on vit ? D’expérience, elle a la douceur d’un airbag en béton et la suavité d’un démaquillant à la soude, la vie ne serait-elle qu’une épaisse couche d’amertume sur le rassis d’une tartine de déception ? Pas moins, pas plus ? C’est en tout cas la démonstration que nous livre Marion Messina, l’Emmanuel Bove de ces temps, dans Faux départ, son premier roman. À ma gauche, Aurélie, à ma droite Alejandro ! Entre la Grenobloise de toute petite extraction qui crève la bulle d’ennui dans une fac facultative, souffre-douleur d’un corps en plein malaise, et le Colombien expatrié, ça s’aime un temps mais ça casse vite. D’aller de Paris en banlieue et de banlieue à Paris, d’œuvrer comme hôtesse d’accueil, de manger triste, coucher cheap et vivre en rase-motte,  rencontrer Franck puis Benjamin ne change que peu de choses à l’affaire. Renouer avec Alejandro ne modifie guère la donne : l’amour fou, la vie inimitable, le frisson nouveau sont toujours à portée de corps, mais jamais atteints. Toujours en phase d’approche, jamais d’alunissage. Marion Messina décrit cette frustration au quotidien avec une rigueur d’entomologiste. Que voulez-vous, la vie fait un drôle de bruit au démarrage. Jamais on ne passe la seconde. Faux départ, telle est la règle.

Presse

PRESSE


Dans la presse nationale


Bilan de la rentrée littéraire

Parmi les pre­miers ro­mans, j'ai souri en ou­vrant Faux dé­part de Ma­rion Mes­sina, qui com­mence par cette phrase : « Ale­jan­dro s'était ré­veillé avec la bouche sèche et la mi-molle des ma­tins maus­sades. » Le na­tu­ra­lisme a la peau dure, et cette love story es­tu­dian­tine ­renoue avec le ton ­démobilisé d'Ex­ten­sion du do­maine de la lutte. Ce sur­vol trop suc­cinct n'a pour but que de vous mettre l'eau à la bouche. Que les 292 au­teurs non cités ici n'en prennent nul om­brage : ils n'avaient qu'à ­publier à une autre date. La ren­trée lit­té­raire est un jeu cruel, où il y a beau­coup ­d'appelés et peu de lus.

Frédéric Beigbeder - Le Figaro Magazine - 7 au 13 juillet 2017

 

Houellebecq a une héritière

La face B de l'existence

Marion Messina brosse ce portrait avec un féroce humour noir qui souligne la misère d'un système social à la dérive et d'une époque où beaucoup doivent se contenter de la « face B de l'existence ». On songe au premier de Michel Houellebecq, Extension du domaine de la lutte, tant on retrouve ici la même critique aiguë et précise de la vie quotidienne, en version féminine. L'écriture sans esbroufe vous porte par sa justesse. Tout cela sonne vrai, tristement vrai ; mais on se console en s'avisant qu'une romancière est née.

Benoît Duteurtre, Marianne, 25 août 2017

 

"Tous les tra­vers du mo­nar­chisme ré­si­duel de la so­ciété fran­çaise sont pas­sés au crible de sa lu­ci­dité tran­chante."

Véronique Cassarin-Grand - L'Obs - 24 au 30 août 2017

 

Un monde sans pitié

La dimension sociologique peut gâter un roman, l'alourdir d'idées générales et de considérations à l'obsolescence programmée. Pour le meilleur, elle peut aussi épouser le précepte balzacien : 

« indiquer les désastres produits par les changements des moeurs est la seule mission des livres. »

Comme François Taillandier, Benoît Duteurtre, Michel Houellebecq ou Nicolas Fargues avant elle, Marion Messina peint avec un sens de l'observation et une force rares une société liquide, atomisée, précarisée. Impressionnant.

C.A - Le Figaro Littéraire - jeudi 7 septembre 2017

 

Misère à crédit
C’est un système qui ne fonctionne pas mais qui tourne pourtant à plein régime que décrit Marion Messina dans ce premier roman qu’on reçoit comme un crochet au foie (...) c’est la misère contemporaine, celle de la précarité programmée, une machine à broyer que tout le monde finit par trouver normale. Mais la nouvelle Cosette appartient à son triste temps : chez la jeune Messina, Céline et Houellebecq ont remplacé Hugo et Zola. Le résultat est vitr iolant.

Nicolas Ungemuth, Le Figaro Magazine, 8 septembre 2017


Les édi­tions du Di­let­tante ont un ta­lent rare pour dé­ni­cher des voix lit­té­raires sin­gu­lières et qui comp­te­ront. C’est le cas avec Ma­rion Mes­sina et ce pre­mier roman en forme de ra­dio­gra­phie (...) de notre époque. (...) on at­tend avec im­pa­tience le pro­chain roman de Ma­rion Mes­sina.

David Foenkinos, L'Express, 20-26 septembre 2017

 

Faux dé­part est un pre­mier roman en­levé, drô­le­ment dé­ca­pant et fu­rieu­se­ment bien écrit. Une chro­nique so­ciale cin­glante et réa­liste.

Vincent Roy, Le Monde des livres, 13 octobre 2017

 

Les illusions perdues

Cri d'alarme et de co­lère, le pre­mier roman de Ma­rion Messina règle son compte à l'époque. Un vrai dé­part pour un au­teur dont il fau­dra dé­sor­mais faire cas.

Cer­tains ro­mans ont ce pou­voir re­dou­table de nous faire com­prendre le monde dans le­quel nous vi­vons mieux que ne le fe­raient dix thèses de so­cio­lo­gie. Faux Dé­part est de ceux-là. La forme de ce texte se rap­proche, du reste, plus de la bombe ar­ti­sa­nale que du roman stricto sensu. Une bombe ha­bi­le­ment fa­bri­quée par une jeune fille sou­riante et es­piègle sor­tie de « la France pé­ri­phé­rique » de Guilluy comme un diable de sa boîte. Une bombe qui fait dé­fi­ni­ti­ve­ment voler en éclats tous les mots creux en­tre­te­nant de­puis des dé­cen­nies le grand men­songe d'une so­ciété en marche vers l'har­mo­nie et la conquête de l'au­to­no­mie in­di­vi­duelle.

Olivier Maulin, VA, 9 novembre 2017

 

 

Dans la presse régionale

 

Voyage en France

Portrait de la France contemporaine, un premier roman impressionnant

Comment écrire sur le présent, le réel, une société en perpétuel mouvement travaillée par des évolutions structurelles et des bouleversements fulgurants ? Parmi ses outils, le romancier possède le sens de l’observation, l’analyse, l’intuition, la mémoire, l’art de l’anticipation, le raccourci poétique. Le premier roman de Marion Messina, Faux départ, use de tout cela pour peindre un tableau de la France contemporaine. De quoi est-il question ici ?

De la misère en milieu étudiant, de la France périurbaine, de l’entrée dans le monde du travail, des conformismes et des modes, de la solitude dans les grandes villes, de la dissolution des rapports humains et des anciennes relations sociales dans le simulacre et la technique.

Ainsi présenté, ce vaste programme pourrait rebuter, mais Marion Messina pratique l’art du roman et les libertés qu’il offre plutôt que les lourdeurs du roman à thèse. Elle décrit l’univers contemporain avec une précision d’entomologiste.

Marion Messina dissèque les mutations de la société avec une acuité, une force et une émotion rares.

« Il n’y avait que des citoyens libres de s’amuser et de choisir leur solitude en se pensant maîtres de leur vie. »

Faux départ  prend acte de cette mutation et Marion Messina en dissèque les mouvements avec une acuité, une force, une émotion rares. En compagnie de son héroïne, Aurélie, de personnages secondaires ou de silhouettes puissamment incarnées, la romancière raconte les jeunes années d’un être qui aura connu « le dénuement, la précarité, le sentiment d’abandon, la nostalgie, le manque des siens. »

Christian Authier, L’Opinion du Sud-Ouest, 25 août 2017

 

"Un premier roman d'un implacable réalisme."

Nathalie Ricci, Nice Matin, 25 août 2017

 

"Pour son pre­mier roman, Ma­rion Mes­sina ne donne pas dans l’op­ti­misme béat. Ce Faux dé­part est une his­toire forte et un cri d’alarme. Notre so­ciété y semble en­core plus déshu­ma­ni­sée que le monde or­wel­lien de 1984. À moins de se com­plaire dans l’idio­cra­tie où cha­cun avance sans se poser de ques­tion.

Auguste Adrien, L'Alsace, 28 août 2017

 

"Un style per­cu­tant, un don pour nous ac­cro­cher, ce livre ne laisse pas in­dif­fé­rent "

Le Progrès - 19/09/2017

 

"C'est un roman, c'est aussi un livre de classe, celle des enfants de petits employés. Ça fait vieux et démodé de dire cela. Pourtant, le combat d'Aurélie donne un beau premier roman réaliste."

Claude Maine, Ouest France, 26 octobre 2017

 

 

AUDIOVISUELLES

"J ai adoré Faux départ" Christophe Bourseiller

Marion Messina dans Le Nouveau Rendez-Vous sur France inter, le 31 août 2017 

 

Jour première sur la RTBF, interview de Marion Messina par François Heureux, le 4 septembre 2017

 

"Je vous recommande très très vivement ce roman, qui rappelle parfois Houellebecq" Ali Rebeihi

 Marion Messina à Grand bien vous fasse sur France Inter, le 7 septembre 2017

 

"Avec une matière aussi terne, Marion Messina parvient à modeler un roman vraiment vivant, elle dissèque le quotidien avec un soin d'entomologiste et une ironie souvent cinglante"

Les livres ont la parole  avec Bernard Lehut sur RTL - Vincent Gloeckler libraire à Privas -curseur 4'04 - 08/10/2017

 

LIBRAIRES

Récit d'une génération désenchantée : pas facile d'être jeune aujourd'hui !!! Sans apitoiement  mais avec talent et panache elle nous rappelle que la vie doit être pleine de promesses. J'ai été enchanté par ce roman jubilatoire, fin, croustillant et tellement vrai sur l'époque.

Fabrice Langlet, Librairie Les Nouveautés, Paris 10e

 

Le contraire d'un faux départ pour Marion Messina, 27 ans, petite fille spirituelle de Houellebecq !

Un ton, un univers, un mordant drôlatique, pour dépeindre notre société impitoyable en toute absurdité.

Courage les jeunes et les autres...il en faudra de plus en plus pour continuer à faire partie du casting !

Martine Rivière, Librairie Le Pavé dans la Mare, Élancourt

 

Premier roman réussi, "Faux départ" raconte l'errance d'Aurélie entre Grenoble et Paris, entre études et petits boulots, entre Grand Amour et sécurité : caustique et attachant.

Lionel Daubignez, Librairie Aux Vents des mots, Gardanne

 

Un roman coup de poing, qui vous prend et vous ancre dans la réalité dure et âpre d’une jeunesse « mal partie ». Un coup de cœur sincère pour un premier roman parfaitement maitrisé, qui nous livre une photographie réaliste et puissante des relations sociales et urbaines d’aujourd’hui.
Nicolas Faroux, Chapitre.com, Paris 15e

 

Ce tableau de la jeunesse « d'en bas » nous rappelle que l'égalité des chances n'est qu'un leurre sans aide financière ou capital culturel élevé.

La critique est acérée et percutante sans pour autant démoraliser grâce à la touche d'espoir qu'apporte chaque personnage à sa manière.

Justine Perrin, Librairie La Dérive, Grenoble

 

J'ai décerné un coup de cœur au redoutable "Faux départ" de Marion Messina qui excelle dans la dérision autour "du vrai" départ dans la vie auquel on est aujourd'hui confronté... Beaucoup de ratés sur le chemin avec un large sourire de connivence du lecteur.

Agathe Dupré, Librairie Tropiques, Paris 14e

 

Quel beau premier roman! Dans Faux départ, on découvre une vraie plume, touchante, acerbe, piquante, teintée de jeunesse mais aussi déjà mature.

Catherine Mangez, Librairie Papyrus, Namur (Belgique)


WEB

 Un départ des plus classiques: le roman apprentissage d'une jeune provinciale de Grenoble venue se frotter à l'ascension sociale de Paris en suivant les pas d'une passion amoureuse contrariée (..). L'abordage de la Capitale est (presque) naturellement un désenchantement  (...) L'ambition sociale, c'est l'école de la frustration. La vie amoureuse et sexuelle se décline avec la même aridité que dans "Extension du domaine de la lutte"(...)
 

Sepo - Babelio - 21 juin 2017

 

Le livre secoue. Il mord plus qu’il ne vam­pi­rise. Et Marion Mes­sina a le don d’écrire ici le roman d’une géné­ra­tion désen­chan­tée avec la pré­ci­sion du regard, l’ironie vorace et le goût des détails pour les petits riens qui font tout. Beau­coup s’y recon­naî­tront : les femmes – plus par­ti­cu­liè­re­ment de sa géné­ra­tion. Mais pas seule­ment. Et les hommes itou. Paris et sa ban­lieue crèvent d’ennui entre deux métros, deux petits bou­lots, deux fast-foods. Et on se dit qu’il ne fait pas bon être jeune aujourd’hui. Sublime, ce livre déses­pé­ré­ment pro­met­teur et ses vies à l’envers.
jean-paul gavard-perret, 14 août 2017, lelitteraire.com

 

Retrouvez l'interview de Marion Messina en pages 41-42 dans La Fringale Culturelle