
Genre :
Littérature générale
ISBN : 2-84263-112-9
Année de parution : septembre 2005
Nombre de pages : 288
Format : 14x20.5 cm
Couverture : Marine le Breton
Prix : 19,5€
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La fin d’une histoire entre un homme et une femme qui ne s’aimaient pas et le début d’une histoire entre un homme et une femme qui ne veulent pas s’aimer.
Élias, c’est son nom, celui du héros de Martin Page. Élias produit des films, se dévide une vie lisse, cadrée, sillonnée de Clarisse éthylique et de Zoé folle, existence hantée pourtant de vides, des poches de rien qui le meurtrissent doucement. Un soir de remise de prix, sa vie, cette vitre mince, s’étoile. Élias craque, jette sa vie, son prix, à la Seine. Coiffe fougueusement le destin d’Élias la présence épaisse et douce de Caldeira, cinéaste fameux, ou celle d’Arden Gaste, son supérieur, qui finissent par l’éjecter et le mettre au rencard. D’autres figures s’en viennent tisser autour d’Élias un réseau d’étreintes suicidaires : Margot, Darius, Marie la secrétaire, Victor et ce détective tout penaud qu’il paye pour enquêter sur… lui-même.
Tout conspire à noyer la vie d’Élias dans les replis d’un marivaudage toxique émaillé de coups, ponctué d’impasses, écrasé de désillusions. Rien ne semble prendre corps dans cette vie où tout se délite, s’ensable ou se disperse. Peut-être après un ultime passage africain retrouvera-t-il avec Margot autre chose que faux-semblant et ersatz de rien ? Aurore ou fin du monde ? « La vie est un lent et merveilleux suicide », déclarait Patricia Highsmith, dont acte avec ce dernier Martin Page.
« Un jour, Arden Gaste décida qu’il était temps de confier son premier film à ce jeune homme dont, pensa-t-il, la discrétion et l’assiduité ne pouvaient que cacher de plus grandes ambitions. On lui confia donc un projet difficile, un film que tous les producteurs du Studio avaient abandonné. Le scénario n’était pas bon, le réalisateur dépressif et les acteurs récalcitrants. On observa ce jeune inconnu prendre en charge l’enfant malade et chétif et l’on attendit son échec. »
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Il y a du Buster Keaton dans la manière dont ce jeune romancier surdoué croque l'incongruité de ses personnages. Ses situations surréalistes rappellent aussi par moments l'humour décapant des Marx Brothers. Son écriture très visuelle est un régal pour l'esprit, et sa «fin du monde» un verdoyant jardin rempli de délices divinement sataniques...
Jean-Rémi Barland, Lire, octobre 2005.
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Peuplée de personnages subtilement croqués et servie par un style drôle et piquant, la chronique de Martin Page se lit comme un mode d'emploi d'un kit de survie.
EPOK, octobre 2005.