
Genre :
Littérature générale
/ Aphorismes
ISBN : 978-2-84263-181-9
Année de parution : septembre 2009
Nombre de pages : 96
Format : 12x18 cm
Couverture : Portrait of a young man, M. Sweerts, © The State Hermitage Museum, St. Petersburg
Prix : 12€
Rumino ergo sum
Au nombre des vices enfantés par l’oisiveté, saint Augustin déplore la delectatio morosa, qu’il définit comme la « longue et complaisante rumination de pensées que l’âme devrait rejeter sitôt qu’elle en est effleurée ».
Or, Frédéric Schiffter cultive coupablement cette passion triste. Échoué à Biarritz depuis des années où il jouit sans entraves de ses temps morts, le « philosophe sans qualités » – selon sa carte de visite – a tout loisir de noter des cogitations, des souvenirs, des regrets et des humeurs dont l’acidité, même diluée dans les larmes, n’épargne rien, ni le monde ni son ego.
« Naître et, aussitôt, brailler. L’existence commence par une profession de foi pessimiste. »
« Le “bonheur”, ce petit linge sale que les humains brandissent comme un étendard au bout de leur désir. »
« J’aurai réussi une œuvre quand mon nom servira à désigner une pathologie mentale. »
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L'élégance est de mise, c'est une constante chez Schiffter.
Marc Villemain, Le Magazine des livres, janvier-février 2010
En ces jours où démarrent les Prix Littéraires, il est urgent de se précipiter sur un petit opuscule poil-à-gratter qui vous rafraîchira les méninges, vous fera sourire et même…réfléchir !
Christine Salles, psychologies, café culture, 30 octobre 2009
Il n'hésite pas à entrecouper ses aphorismes de souvenirs ou de confidences, comme le firent d'illustres prédécesseurs qui se nommaient La Rochefoucauld ou Cioran. Et le résultat de ces délectations est délectable.
Emmanuel Planes, Sud Ouest, 28 octobre 2009
Pas de doute, Frédéric Schiffter, c'est bien le Jean-Pierre Bacri de l'aphorisme, une sorte de jubilation dans le taciturne qui ferait passer Schopenhauer pour un tiède.
Laurent Lemire, www.agitateur-idees.fr, 20 octobre 2009
Quatre-vingt seize pages d'aphorismes, de petites bombes jusqu'à de grandes tranchées. Le quotidien découpé sous le scalpel, nihiliste mais sympathique.
Olivier, 8 octobre 2009, http://www.skulking.fr/index.php?post/Delectation-Moroses-Frederic-Schiffter
Certes, les mauvaises langues pourront s'énerver de la gratuité de certains passages, de cet aspect ad hominem des attaques, mais dans un milieu intellectuel français trop consensuel, la présence d'un agitateur touche à l'échine du lecteur. Celle qui ne devrait jamais se courber quand les idées sont au creux de la vague.
Thomas Chouanière, evene.fr, octobre 2009
Frédéric Schiffter s'afflige, déplore, se délecte, ne s'épargne pas. Sentinelle de la bêtise, de l'incurie, du rendement, il constate, prend note, affirme son point de vue sans image. On s'attache à ses maussaderies pour conjurer les nôtres.
Alfred Eibel, Valeurs actuelles, 1-7 octobre 2009
Surfer sur le spleen
Si c'est ça la déprime, on en redemande. Glissées dans cet impeccable leçon de style et de nihilisme, les quelques pages sur la mère alcoolique qui l’a “craché” (sic) sont poignantes. De là vient qu’il ne ne soûle pas aux illusions, qu’il vomit le bonheur et le blabla.
Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur, 27 août -1er septembre 2009
De la misanthropie comme art d’écrire
Amis fainéants, bonjour.
Les gros livres vous font peur. Vous n'aimez pas les romans. Mais vous aimez les mots, les styles. C'est déjà pas mal. On vous a trouvé quelque chose à lire.
Deux petits livres, rien que de la langue. Chantante, méchante et donc drôle.
Jacques A.Bertrand, Les autres, c'est rien que des sales types (Julliard)
Frédéric Schiffter, Délectations Moroses (Le Dilettante). Ce petit livre est délicieux comme un alcool fort.
http://seren.dipity.over-blog.fr/5-index.html, Stéphane Vinckel, 18 août 2009